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Rapport annuel 2018

Découvrez toutes les actions menées en 2018 en vue de simplifier l’administration en Région de Bruxelles-Capitale.

2018 UNE PRISE DE CONSCIENCE

Ca y est ! Cette fois, la Région de Bruxelles-Capitale s’aligne au mouvement général déjà entamé depuis plus de dix ans par l’Union européenne, l’État fédéral et les régions voisines. Et l’on peut dire finalement que ce retard lui profite : les expériences traversées par d’autres et l’évolution spectaculaire des technologies numériques ont permis aux Bruxellois de mieux cerner les priorités.

Le comité de pilotage d’Easybrussels qui rassemble les représentants des Organismes d’Intérêt Public (OIP) et des pouvoirs locaux a évolué, voire basculé. L’intérêt pour la simplification administrative s’en sort grandi.

Il ne se passe plus un jour sans que le sujet de la révolution technologique s’installe au programme. La vie quotidienne change à vive allure et comme l’expliquait Alvin Toffler, futurologue, l’illettré du futur sera celui qui ne sera pas capable de désapprendre et de réapprendre.

L’administration doit repenser sa relation avec l’usager. Celui-ci change et fonctionne autrement dans sa vie quotidienne. En tant que service public, il revient à l’administration d’en tenir compte.

Les processus et procédures administratifs doivent changer pour coller à la réalité citoyenne tout en préservant l’intégrité, l’authenticité et la sécurité nécessaires à l’épanouissement des administrés.

La révolution numérique n’est pas tout. L’administration ne peut se permettre d’accepter le danger de la versatilité d’une technologie changeante. L’administration est pérenne par définition et c’est son plus grand défi. Comment évoluer au rythme des envies des usagers, tout en assurant le caractère solennel et authentique indispensable au fonctionnement de l’État ?

L’inclusion numérique est un autre enjeu du service public qui, par essence, s’adresse à tous. Personne ne peut être exclu des rouages administratifs. La dimension humaine derrière la procédure dématérialisée doit persister d’une manière ou d’une autre.

Les administrations bruxelloises en 2018 ont pris conscience de cette question et des attentes. Les chantiers européens prioritaires ont été entamés en matière de marchés publics, d’Open Data, de facturation ou encore de signature électronique. Ces législations touchent essentiellement le domaine économique mais d’autres aspects ont été abordés au sein de nos institutions publiques : la simplification des processus par des études de calcul des charges administratives, la dématérialisation de procédures ou l’obtention facilitée de documents en ligne, la diminution des coûts en argent ou en déplacement.

L’illettré du futur sera celui qui ne sera pas capable de désapprendre et de réapprendre.

Alvin Toffler futurologue

La simplification administrative peut être pensée comme une mutation, dans la perspective d’un tout : bien-être du citoyen dans la gestion de son dossier et sa relation avec l’administration, protection de l’environnement par une diminution des déplacements générés, archivage de documents à conserver, etc.

L’administration elle-même envisage de faciliter le travail des fonctionnaires qui, dégagés d’une paperasserie lourde, peuvent se concentrer sur le fond des dossiers et répondre plus rapidement aux demandes face à une société de plus en plus exigeante.

En 2018, les bases solides du changement en Région de Bruxelles-Capitale ont été posées et au nom d’Easybrussels, je m’en réjouis. Je termine en remerciant vraiment Fadila Laanan, notre Secrétaire d’Etat en charge de la simplification administrative, et cela sans flatterie aucune. Simplement, depuis la création de l’agence, Easybrussels a pu compter sur son soutien et son enthousiasme. Les pas sont petits mais de plus en plus rapides et nombreux. 2019 s’annonce bien. 

Cathy Marcus
Déléguée au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et Directrice d’Easybrussels

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