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Inclusion numérique

Les services publics adoptent le numérique et simplifient ainsi la vie des citoyens bruxellois, leur permettant de gagner du temps, d’économiser des frais et de limiter leurs déplacements. Malgré ces atouts, les technologies peuvent aussi représenter des obstacles pour les usagers des administrations régionales. C’est pourquoi celles-ci s’intéressent au sujet de la fracture numérique et luttent contre celle-ci. Nous parlons aujourd’hui d’inclusion numérique.

Technologies absolues ?

La simplification administrative s’appuie de manière générale sur de vastes solutions technologiques au sein de la Smart City : guichet virtuel, propositions de nouveaux services numériques, par exemple grâce aux données ouvertes, processus d’automatisation et d’informatisation. Les outils numériques sont des témoins de la transformation digitale que nous vivons. Ils présentent de réels avantages pour la diminution des charges administratives qui reposent sur les usagers, mais engendrent aussi des désavantages.

Adopté par les autorités de différents pays européens, le tout au numérique ou digital by default, présente un réel risque d’exclusion pour les acteurs fragilisés. Selon une étude menée par la Ligue des Familles et Eneo, les technologies contribuent à isoler des parties de la population et forment même une source de stress pour certains.

Alors, comment veiller à ce que les services publics bruxellois répondent aux besoins de tous leurs usagers ?

Structures d’accompagnement au numérique

Les administrations bruxelloises font le choix de développer des services numériques tout en maintenant des services traditionnels. Le service public est donc accessible pour tous les usagers, indépendamment de leurs compétences, connaissances ou moyens financiers. L’absence d’un ou de plusieurs de ces éléments forme régulièrement la base de la fracture numérique à Bruxelles.

Des structures d’accompagnement présentes en Région de Bruxelles-Capitale telles que les EPN (Espaces publics numériques) combattent pour leur part l’analphabétisme numérique à sa source, en offrant un accompagnement professionnel aux tranches moins connectées de la population et en mettant du matériel informatique à disposition. Les EPN apportent leur aide de plus en plus souvent à des utilisateurs plus familiers avec les moyens de communications électroniques, comme des indépendants, des PME ou des étudiants.

Politique d’inclusion numérique durable

Afin de sensibiliser au mieux les administrations et services publics bruxellois au besoin de simplifier l’administration tout en veillant à l’inclusion numérique, Easybrussels a organisé en novembre 2016 son colloque annuel sur la thématique de l’inclusion numérique.

Organisé en partenariat avec Idealic, le projet de recherche fédéral sur l’inclusion numérique, ce colloque intitulé « Le citoyen bruxellois numérique » donnait la parole à des experts du terrain, à d’autres régions et à des représentants du monde scientifique et associatif pour partager leurs visions afin de réduire la fracture numérique. Lors d’ateliers thématiques, environ 200 participants des organismes publics bruxellois ont pu prendre conscience de l’ampleur de la fracture numérique à Bruxelles, entamer des réflexions et proposer des solutions.

A l’issue de cet événement, les chercheurs d’Idealic ont dressé une liste de 12 recommandations en vue d’agir efficacement pour lutter contre la fracture numérique en Région bruxelloise. Parmi ces recommandations, nous constatons le poids des responsabilités qui reposent sur le secteur des EPN pour améliorer les compétences digitales de toute la société bruxelloise. Ce secteur financièrement fragile ne peut aujourd’hui pas répondre à la demande croissante et toujours plus diversifiée. Il requiert pour cela un soutien par le biais d’une politique régionale durable d’inclusion numérique.

L’avenir du service public

La charge  de l’inclusion numérique ne peut reposer seulement sur les EPN. Les administrations bruxelloises ont un rôle primordial à jouer et doivent pour cela veiller à ce que chaque employé du service public bruxellois soutienne la culture numérique. Ainsi, l’accueil des demandes des citoyens et entreprises s’améliore, non pas en redirigeant simplement les usagers vers les services en ligne, mais en les accompagnant de façon constructive dans les étapes qui leur permettent de se familiariser avec ces services numériques.

Sans moyens structurels, la fracture numérique ne peut toutefois être réduite. Aux efforts quotidiens d’accompagnement et de formations doivent s’ajouter des mesures pour contrer les risques liés aux évolutions de nouveaux outils technologiques. Ceux-ci peuvent compromettent les compétences des publics actuellement connectés créant demain un potentiel nouveau public fragilisé.

L’agence Easybrussels vise à éveiller l’attention des autorités régionales ainsi que de tous les acteurs concernés par l’inclusion numérique au besoin de simplifier l’administration tout en tenant compte des différents besoins de la population bruxelloise et de la nécessité d’évolution des administrations.  Elle collabore pour cela étroitement avec les équipes du CIRB (Centre d’Informatique pour la Région Bruxelloise).

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